Célimène et le cardinal de Jacques Rampal

"Célimène et le cardinal" est la première co-réalisation de la compagnie, et quelle belle aventure aux côtés de Jacques Rampal, Patrick Préjean, et la très regrettée Claude Jade...

La pièce a donc été créée de nouveau au Théâtre Lucernaire en 2006.
Aujourd'hui, la pièce continue de se jouer avec Yolande Folliot, dans toute la France, grâce à Nouvelles Scènes, et parfois dans les festivals avec la Dandinière.

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Résumé

Le Misanthrope de Molière s'achève sur une interrogation : après le refus de Célimène à sa proposition de mariage, Alceste, menace de se retirer à la campagne, dans la solitude. Jacques Rampal a imaginé la suite en créant " Célimène et le Cardinal "

Cardinal ! N'était-ce pas le destin idéal pour un personnage comme Alceste, autoritaire et solitaire ? Car vingt ans après, le voici dans la situation très confortable d'un homme coupé d'un monde qu'il tient dans sa main de fer : au XVIIème siècle, le pouvoir d'un prélat est considérable.
Il s'invite donc chez son ancienne amante pour trouver une jolie quadragénaire qui, loin de la Cour qu'elle a "trahie" en épousant un bourgeois, semble parfaitement heureuse avec ses quatre enfants. Mais que vient donc faire l'égal de Mazarin chez cette mère de famille sans histoires ? La sauver ! Car il se dit hanté, depuis des mois, par un rêve terrifiant qu'il a pris pour un message du ciel et selon lequel Célimène court un danger mortel...

Les personnages

Célimène : dans Le Misanthrope de Molière, Célimène est le second rôle. A 20 ans elle aime séduire, n'a de sentiments sincères pour personne. Féministe, elle défend la liberté féminine, le désir de plaire, la coquetterie. On la retrouve ici dans cette suite à l'âge mûr, mais la jeune femme à la liberté impérieuse vit encore derrière la tranquille bourgeoise qu'elle est devenue.

Alceste : chez Molière, jeune homme en souffrance, dans un cercle vicieux psychologique, entre la douleur que lui déclenche sa misanthropie et celle qui engendre cette dernière. On le retrouve ici, vingt ans après, devenu puissant socialement, assuré et déterminé.


La création de la pièce

" Célimène et le Cardinal " est créée en 1992 au Théâtre de la Porte Saint-Martin par Bernard Murat, dans des décors de Nicolas Sire et des costumes de Bernadette Villard, avec Ludmila Mikaël et Gérard Desarthe. La pièce obtient deux Molières (meilleure comédienne, meilleurs costumes et décors) et sept nominations dont deux pour l'auteur (révélation de l'année et meilleur auteur). En 1996 elle est reprise avec Danièle Lebrun et Jean-Claude Drouot au Théâtre de l'œuvre et depuis l'an dernier par Claude Jade et Patrick Préjean au Théâtre du Lucernaire puis en tournée.
Elle est traduite en de nombreuses langues et tourne en France et à l'étranger.

Jacques Rampal nous offre en alexandrins, un face à face drôle et percutant dans une langue d'aujourd'hui. Il traite de l'intolérance religieuse, du fanatisme, de la place de la femme dans la société, de l'éducation des enfants la nostalgie du temps qui passe et l'éternité de ces amants terribles que sont Alceste et Célimène…

Qu'en dit la presse...

La mise en scène de Rampal donne de la liberté à ses comédiens. Claude Jade, qu'on est heureux de retrouver, est très bien. Quant à Patrick Préjean, il est impossible de lui résister. Et il vieillit magnifiquement.                                                        Figaroscope                               
Dans ce savoureux face à face en alexandrins, le dialogue, souvent proche de la confession, est drôle et percutant. Mis en scène par l'auteur, il est mené par un duo énergique. Patrick Préjean est délicieux dans son rôle d'homme autoritaire, cérébral, hautain, posé mais resté amoureux. Son jeu est tout en nuances.                                                Pariscope
                                                                                       
La pièce est un petit bijou de malice et de satire que Molière n'aurait sans doute pas renié. Ecrite en alexandrin, le verbe n'en est pas moins contemporain, et les sujets traités, d'une brûlante actualité. L'interprétation des excellents comédiens, donne à cette pièce résolument moderne, le cachet d'un grand classique. Dans le Bourgeois gentilhomme, Monsieur Jourdain apprend à faire la révérence : apprentissage indispensable aux spectateurs qui auront le bonheur d'aller saluer Jacques Rampal et sa troupe.
                                                  Marianne

" Célimène et le Cardinal "  est un moment divin par excellence par son récit en alexandrins et son interprétation. Patrick Préjean en serviteur de Dieu, fulmine avec grâce.                                                                                                        Mégacomik.com

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Divine Claude Jade, tant regrettée...

Claude Jade n'a pas encore 20 ans lorsque Truffaut lui propose le rôle de Christine Darbon, début 1968, dans le film "Baisers volés". Le réalisateur a repéré la jeune femme au théâtre, dans le rôle de la Frida de "Henri IV" de Luigi Pirandello. Dans "Baisers volés", elle est la fiancée d'Antoine Doinel, qu'elle épouse dans le deuxième film de ce triptyque, "Domicile conjugal" (1970) et dont elle se sépare dans "L'amour en fuite" (1978).

Truffaut tient une place particulière dans la carrière et la vie de Claude Jade. Dans son livre de souvenirs, cette dernière raconte sa liaison avec le metteur en scène, qui avait envisagé de l'épouser avant de se raviser peu de temps avant le mariage, prévu en juin 1968.

Entre fin 1968 et début 1969, Claude Jade tourne pour un autre monstre sacré, l'Anglais Alfred Hitchock, dans "L'étau". Puis elle donne la réplique à Jacques Brel, dont elle incarne la fiancée,Manette, dans "Mon oncle Benjamin"  d'Edouard Molinaro (1969).

Dans sa filmographie figurent aussi "Sous le signe de Monte Cristo" d'André Hunebelle (1968), "Le bateau sur l'herbe" de Gérard Brach (1970), "Les feux de la Chandeleur" de Serge Korber (1972), "Prêtres interdits" de Denys de la Patellière (1973), "Les anneaux de Bicêtre" de Louis Grospierre (1976, année de naissance du fils de Claude Jade, Pierre Coste), "L'honneur d'un capitaine" de Pierre Schoendoerffer (1982) ou "Bonsoir" de Jean-Pierre Mocky (1994).



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